Les gazons sont une aberration en zone de climat méditerranéen. Voilà un discours que j’ai largement soutenu. Cela nous a incité à mettre en oeuvre des solutions alternatives végétales décrites dans le livre « alternatives au gazon » d’Olivier FILIPPI. Des réalisations que les services espaces verts continuent de réalisées à juste raison tout en s’accordant qu’il n’y a pas de solutions miracles et qu’elles ont un coût d’investissement important mais aussi des frais de fonctionnement non négligeable (entretien des vivaces et désherbage).
Le gazon est composé de graminées qui absorbent du dioxyde de carbone et rejette de l’oxygène (11 à 12 tonnes par ha et par an). Elles fixent les poussières et les polluants contenus dans l’air et dans l’eau qui ruisselle. La température à la surface d’une pelouse est de 5 à 20° < à celle du béton ou du bitume. Donc le gazon contribue à résorber les îlots de chaleur. Il restitue dans l’atmosphère une grande partie de l’eau utilisée pour l’arroser (transpiration). L’important système racinaire de surface réduit le ruissellement et évite l’érosion des sols. C’est un écosystème hébergeant de la biodiversité dans son sol et en surface. Le gazon, en plus de son coté esthétique, de sa couleur qui apaise, a un rôle récréatif.
Alors pourquoi se passer de gazon dans les cœurs de ville qui sont minéralisés imperméabilisés et artificiels. Ne soyons pas des intégristes des jardins secs que nous verrons bientôt partout et réfléchissons à des réalisations adaptées aux sites que nous aménageons.
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